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Biographie

Nicolas Jules arrive sur Terre le 17 mars 1973 parce qu’il faut bien naître un jour. C’est l’année « dark side of the moon ». Ses oreilles s’ouvrent aux vinyles paternels, tout le rock de l’époque et les chansons de « Brigitte Fontaine est folle ».

Petite enfance passée à Mons-En-Baroeul dans le Nord. Et puis ses découvertes musicales se feront comme une remontée dans le temps : Led Zep, the Doors, John Lee Hooker, Fats Waller… Jusqu’aux racines du blues. Sa mère n’écoute qu’une poignée de 45 tours, Des chansons familières comme des meubles qu’il ne remarquera pas tout de suite mais qui l’accompagneront à jamais, surtout Brassens et Barbara. Voilà sa seule formation en la matière, le disque. À la radio, qu’il écoute la nuit sous l’oreiller, il n’aime que quand « ça parle ». Finalement, Nicolas passe complètement à côté de ce que produit son époque. C’est comme ça.

Petit frère, petite sœur, la famille s’installe au sud de Poitiers. Dessiner occupe l’essentiel de sa vie, des BD, des tableaux, quelques pages d’écriture… et un sentiment d’inachevé. Premières paroles de chansons à 13 ans restées sans suite. Pas d’instrument de musique à la maison et pas vraiment l’idée de chanter. De 1987 à 1997 il joue avec une troupe de théâtre amateur. C’est chouette. Bac Arts Plastiques. On passe le temps.

S’il ne fallait pas avoir un métier peut-être aurait-il su, déjà, quoi faire de sa vie.

Première année de Fac d’Histoire de l’Art. Au village, des copains montent un groupe de rock, Mama Vaudou, et personne ne veut chanter. Nicolas, parce qu’il a griffonné quelques mots, prend le micro. Premiers concerts. Il a 18 ans.

Deuxième première année d’Histoire de l’Art. Première tournée sur la côte atlantique.

Troisième première année de Lettres. Le groupe se sépare. Nicolas achète une guitare et commence à composer. Il ne connaît que trois accords, bientôt quatre.

Quatrième première année de Lettres. Ca commence à se voir que c’est pas son truc. En même temps qu’il monte un second groupe de rock éphémère, Longicorne Mineur, il commence à chanter sous son nom, accompagné par la comédienne-chanteuse Emmanuelle Bercier. L’année suivante, Dav-Ton Ripault les rejoint à la contrebasse. Et tout ce petit monde franchit le cap de ne plus vivre que pour la musique.